L'État français doit présenter mercredi par la voix de sa ministre de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, son plan national d’adaptation au changement climatique. Ce train de décisions s'appuie sur l'hyothèse que la température moyenne du pays va augmenter de 2 à 3° Celsius.
De cette situation découle la nécessité pour certains secteurs de l'économie à s'adapter ou anticiper le changement. C'est le cas de la viticulture qui concentre aujourd’hui les plus grandes inquiétudes. « Le décalage des cycles sera mauvais pour l’arôme », indique Nadine Brisson, directrice de recherche de l’unité Agroclim de l’Inra.. La maturation du raisin, qui a lieu aujourd’hui entre les mois d’août et septembre, devait être décalée aux mois de juillet et août. « Or ce qui compte dans la qualité du vin, c’est la différence de température entre des journées chaudes et des nuits fraîches, poursuit la scientifique. Ce qui n’est pas le cas en juillet-août. »
« Le changement climatique ne sera pas une catastrophe pour l’agriculture, à condition de se préparer », affirme cependant la scientifique. Des leviers existent : améliorer génétiquement les variétés ; (...) Planter du maïs et du sorgo plus au nord et – pourquoi pas ? – du merlot dans le Bassin parisien ou en Bretagne.