L’Inra, l’institut national de la recherche agronomique, planche actuellement sur les conséquences du réchauffement climatique sur la viticulture française.
Premier constat : la teneur en alcool des vins hexagonaux augmente. « Alors que dans les années 1980 les vins titraient à 10 ou 11°C d’alcool, les régions viticoles les plus chaudes de France sont aujourd’hui habituées à produire des vins à 13 ou 14°C », écrit le quotidien 20 Minutes.
Des températures plus élevées, un ensoleillement plus long et une plus grande évaporation de l’eau contenue dans les grappes de raisins ont été observées depuis trente ans. De ce fait la teneur en sucre du raisin augmente et le degré d’alcool avec.
L’Inra mène des recherches pour un vin qui conserve ses arômes mais contient moins d'alcool. Première proposition : sélectionner des variétés de vignes donnant naturellement du raisin moins sucré. Il suffit de croiser successivement plusieurs cépages sélectionnés pour cette propriété. D'ici quatre ans, l’Inra entend proposer de nouveaux cépages permettant de produire un vin à teneur réduite en alcool, entre 9 et 11%. Deuxième piste : une levure spécifique qui limite la transformation du sucre en alcool. Troisième axe : reprendre pour le compte de la viticulture la technique de l'"osmose inverse", utilisée pour le dessalement de l'eau de mer. Il s’agit d’une membrane filtrante qui peut réduire la quantité de sucre dans le moût de raisin et même l'alcool dans le vin.