En Bourgogne, la véraison est entamée, ce qui permet d'affirmer que la récolte est assurée, mais pas qu'elle ne risque plus rien. Ainsi selon le quotidien régional Le Bien Public, du côté de Beaune, les vignerons s'inquiètent d'une possible dernière offensive du mildiou, à la faveur d'un mois d'août humide. Si elle ne détruirait pas le raisin, la maladie peut encore avoir des conséquences sur sa maturité.
Selon plusieurs experts, le risque demeure important de voir la maladie s’attaquer aux feuilles et, avec lui, celui d’avoir un vin « dont la qualité ne sera pas optimale ».
Ainsi, le journal cite Jean-Pierre Chevalier, conseiller viticole à la coopérative Bourgogne du sud, qui évoque un « risque exceptionnel » car la chaleur et les orages récents ont fait augmenter la potentialité que le champignon se développe, pouvant altérer la partie supérieure du feuillage.
« C’est un mildiou tardif, parce qu’il a fait relativement beau en juin, mais la maladie s’est réactivée depuis le 14 juillet avec les orages », constate pour sa part le conseiller à la Chambre d’Agriculture, Pierre Petitot.